Les nuits des étoiles 2019

Le Club d’Astronomie du Comminges (CAC-31) propose à tous et à toutes de venir passer la nuit du samedi 3 août sous la voûte céleste au Centre Équestre de Saint-Médard 31360, à l’occasion des “Nuits des étoiles”, manifestation coordonnée par l’Association Française d’Astronomie.

À partir de 21h00, observation du ciel avec des télescopes, des lunettes et à l’œil nu, animée par les astronomes amateurs de l’association. Une carte du ciel pour début août est disponible ici.

Le bal des planètes

Le spectacle commence lorsque le Soleil se couche à l’horizon ouest-nord-ouest. En direction du sud, environ 19° au-dessus de l’horizon, on peut voir les premières lueurs de la planète Jupiter, la géante de gaz aux reflets orangés. Après qu’on a trouvé et observé Jupiter en début de soirée, on va chercher la deuxième planète visible pendant la nuit : Saturne, la géante aux anneaux. Aux alentours de 22 h 00, elle sera située à environ 13° au-dessus de l’horizon sud-sud-est et atteindra une altitude maximale de 19° vers minuit, en direction du sud.

Les astres de l’été

Au-delà des planètes géantes qui seront visibles au début d’août, on va bien sûr observer les étoiles et constellations classiques du ciel de nuit estival. À l’œil nu on peut discerner la lueur blanchâtre de la Voie Lactée, qui traverse le ciel du nord au sud. La galaxie d’Andromède notamment mais aussi de nombreux amas, nébuleuses et étoiles doubles peuvent être observés à l’aide des télescopes disponibles.

D’autres événements

Par ailleurs, le Club organise une nuit d’observation le vendredi 2 août pour les enfants du Centre des Loisirs de Saint Médard, et une nuit le mercredi 7 août jeudi 8 août avec la collaboration de la Commune de Mazères-sur-Salat, près de la Chapelle Sainte-Matrone.

Accès libre et gratuit.

L’éclipse partielle de Lune

Malgré quelques nuages, l’éclipse partielle du 16-17 juillet était bien visible du Comminges, entre 22h et 01h. Cependant, la partie éclipsée était très sombre et n’avait pas une couleur aussi rouge foncé que d’habitude. Cette couleur est produite par des rayons solaires qui, en frôlant la terre, sont déviés vers la Lune. De ce fait, la couleur dépend des conditions dans notre atmosphère durant l’éclipse. À 23h31, au moment du maximum, l’ombre de la terre a couvert 65 % de la Lune. Ci-dessous, deux photos prises par Tore à Latoue avec une caméra reflex montée derrière une lunette de 125mm.

Cette photo, surexposée pour montrer la partie éclipsée, est prise à 23h49. Au nord, on peu distinguer La Mer des Pluies. Pose 1/4s, ISO 1250.

L’éclipse à 00h22. Photo sous-exposée pour montrer la partie visible de la Lune. On distingue bien le cratère Tycho au sud. Pose 1/200s, ISO 1250.

Quatre jours avant la pleine Lune

Mardi 16 avril 2019 le ciel s’est dégagé juste avant la réunion du Club à 21 heures. Pendant deux heures, nous avons pu observer quelques merveilles sur la Lune, en particulier la Vallée de Schröter et le cratère Aristarque (2). La vallée est une rivière de lave sinueuse issue d’un cratère irrégulier en forme de tête de cobra. Quant à l’Aristarque – aussi appelé le Phare de la Lune – il est connu comme le point le plus brillant de notre satellite autour et pendant la pleine lune.

Vers le Sud, le cratère Schiller (7), pas circulaire comme tous les autres cratères, mais allongé. Mais en vérité il s’agit d’une fusion de deux ou plusieurs cratères.

En ce qui concerne les dimensions, Aristarque (2) mesure 40 km de diamètre, Copernicus (3) 93 km, Kepler (4) 31 km, Gassendi (5) 110 km et Tycho (6) 86 km.

Photo prise par Tore avec un Canon reflex monté sur le télescope Meade 12″.

Une tache sur le Soleil

Après une longue période de tranquillité, une grande tache est apparue sur la surface du soleil la deuxième semaine d’avril. Photo ci-dessus prise par Quentin le 9 avril avec un téléobjectif de 840 mm. Les taches brillantes au voisinage de la tache sombre (coté gauche) sont des facules.

Les taches solaires et les facules sont des régions sur la surface du Soleil qui ont une intense activité magnétique. Dans la partie plus noire d’une tache (ombre) la température est d’environ 4000 degrés, c’est à dire presque 2000 degrés inférieure à celle des régions voisines. Cette baisse de température de la tache par rapport à son environnement  – ce qui la rend visible – est due au champ magnétique vertical de la tache qui empêche le gaz plus chaud autour d’elle d’entrer. La pénombre entoure la partie plus foncée.

Ci-dessous, deux photos prises par Tore le 12 avril (à gauche, lunette 120/840) et le 13 avril (détail, télescope SCT 12″). On voit bien le déplacement de la tache après trois jours. Le Soleil tourne sur lui-même sur une période de 27 jours terrestres environ. En réalité, n’étant pas un objet solide, il subit une rotation différentielle : il tourne plus rapidement à l’équateur (25 jours) qu’aux pôles (35 jours).  L’activité solaire, qui varie d’une période de 11 ans, est intimement liée a cet écart, qui rend le champ magnétique très tordu.

  

La photo du détail est basée sur une vidéo de 60 secondes, prise avec un télescope 12 ». Les images de la vidéo ont été empilées avec le logiciel AutoStakkert. Puis, les détails ont été accentués avec la fonction « ondelettes » (wavelets) du logiciel RegiStax.

Il s’agit ici d’une tache assez grande, visible à l’œil nu à travers un filtre solaire. Le diamètre de la partie plus foncée (ombre) est d’environ 20 000 km, deux fois le diamètre de la terre. À l’intérieur, on voit un pont lumineux. L’apparition de ponts lumineux dans une tache peut signifier que celle-ci va se séparer en deux parties distinctes l’une de l’autre, mais pas forcément. Donc, à suivre!

À l’extérieur de la tache, la surface visible du soleil (photosphère) a une texture granuleuse (aspect d’une peau d’orange) produite par les cellules (granules) d’environ 1000 km de diamètre. Les granules sont formés de gaz chauds ascendants et entourés par des gaz descendants plus froids. La durée de vie d’un granule ne dépasse généralement pas 5 à 10 minutes.

Ne regardez jamais le Soleil avec un télescope ou une paire de jumelles sans filtre solaire, ou à l’œil nu — même pour un court instant — car votre vision pourrait être endommagée de façon permanente.

Vous pouvez suivre l’activité du soleil en temps réel sur le site internet SpaceWeatherLive, aussi disponible comme application iOs ou Android pour votre portable.